Conseils de spécialistes

Contenu qui fait réagir : Transformer les signaux en actions dans le parcours du consommateur propulsé par l’IA

Sandy Welsch

9 juin 2026 | Sandy Welsch, directrice générale, Partenariats de commerce mondial et habilitation technologique, WPP Media

POINTS DE VUE DES PARTENAIRES

POINTS DE VUE DES PARTENAIRES

Voici Point de vue des partenaires, une série dans laquelle des chefs de file de la publicité du Partner Network d’Amazon Ads partagent des données de première main sur les stratégies et les conseils qui produisent des résultats pour leurs clients. Dans ce volet, Sandy Welsch, directrice générale, Partenariats de commerce mondial et habilitation technologique, WPP Media, explore comment les marques peuvent transformer les signaux en actions.

En physique, un pont d’Einstein-Rosen est un raccourci théorique à travers l’espace-temps – un trou de ver qui relie deux points distants, réduisant le trajet entre eux à quelque chose de quasi instantané. Cette compression des distances ressemble étonnamment à ce que nous observons aujourd’hui dans l’entonnoir de vente traditionnel, alors que les points de découverte et de conversion s’imbriquent l’un dans l’autre. Le contenu est devenu le pont, fusionnant des moments autrefois distincts en un seul parcours client condensé.

Pendant des années, le contenu a principalement existé pour développer la notoriété et capter l’attention. Aujourd’hui, attirer l’attention est le minimum requis. Ce qui compte, c’est la suite. Les auditoires qui traversaient autrefois une série de moments médiatiques distincts – un panneau d’affichage, un magazine, un message publicitaire de trente secondes – vivent maintenant dans un flux continu et multisurface où regarder, naviguer et acheter se produisent dans la même minute, souvent sur le même écran. À mesure que les parcours deviennent continus et non-linéaires, façonnés par des signaux de diffusion en direct, de navigation et d’achat en temps réel, le contenu doit faire plus que persuader. Il doit permettre l’action, de façon fluide et immédiate. Les marques qui optimisent encore pour les impressions répondent à une question que les auditoires ont cessé de poser.

C’est là que le travail devient plus ardu, et non plus facile. L’IA a permis la génération de contenu créatif à grande échelle afin de l’adapter à des milliers de moments contextuellement distincts, et offert la possibilité de tester, d’apprendre et d’itérer à des vitesses qui auraient été ingérables il n’y a pas si longtemps. La technologie n'est plus la contrainte, aujourd’hui remplacée par la créativité et le jugement. L’occasion réside dans la recherche de l’équilibre entre les deux, où l’idée, la qualité du signal et le cadre créatif méritent d’être élargi dès le départ.

Élargir sans jugement produit du volume, tandis que le jugement sans élargir entraîne un manque de pertinence. Le travail qui suscite l’intérêt repose sur un cadre créatif suffisamment souple pour s’adapter à chaque variante et suffisamment rigoureux pour transmettre le même message à chaque fois. Cette élasticité est le fruit du savoir-faire humain – une idée de marque assez précise pour conserver sa forme à travers des milliers d’exécutions; une norme éditoriale qui rejette les quatre-vingt-dix-neuf variantes manquant leur cible au profit de celle qui fait mouche; un cadre créatif qui donne à l’IA quelque chose qui vaut la peine d’être reproduit. La discipline qui consiste à choisir ce qu’il faut mettre à l’échelle (et ce qu’il ne faut pas) est l’aspect de notre travail qui devient de plus en plus important, et non l’inverse, à mesure que le coût de production de créations tend vers zéro. Cette rigueur n’est pas une contrainte imposée à l’IA; c’est ce qui la rend véritablement utile.

Les solutions qui connectent l’intelligence et l’environnement rendent cela possible à grande échelle. Amazon Ads, en particulier, regroupe des signaux provenant du magasinage, de la diffusion en continu et de la navigation, et les relie directement là où les gens regardent et participent. Des environnements comme Prime Video, Twitch et Amazon Live ne sont pas seulement des endroits où le contenu est visionné. Ce sont des espaces où il peut être exploité instantanément, réduisant la distance entre l’inspiration et le résultat. Cette intégration élimine la division désuète entre la marque et la performance en permettant à la même intelligence qui génère des conversions d’orienter la narration en amont.

Dans l’ensemble de notre portefeuille de clients mondiaux, ce modèle est de plus en plus clair. Les marques qui obtiennent les meilleurs résultats ne produisent pas plus de contenu. Elles développent des systèmes de contenu unifiés par une seule idée humaine, éclairés par les signaux et exprimés à travers des points de contact conçus pour favoriser la participation. Ils ressemblent moins à des campagnes avec un début et une fin bien définis, et davantage à des architectures vivantes : modulaires, réactives aux signaux et pensées pour évoluer en fonction des données de performance.

Le brief qui nécessitait autrefois un élément principal et un ensemble de réductions exige aujourd’hui un système de créations pouvant être déployé, mesuré et reconfiguré en temps réel. Il s’agit d’un type de brief fondamentalement différent. Il exige un autre type de réponse de la part des agences, où stratégie, créations, médias et évaluation ne sont pas des disciplines séquentielles transmises dans l’ordre, mais une capacité intégrée unique travaillant de concert. Les agences qui prospéreront dans le prochain chapitre seront celles qui traitent les créations comme une infrastructure, et non comme un produit livrable. Et les marques qui progresseront seront celles qui investissent dans cette infrastructure avec le même sérieux qu’elles réservaient autrefois à la planification médias. Dans un parcours condensé, le système de créations n’est pas intrant de l’expérience de marque; il est l’expérience de marque.

Le prochain chapitre de notre industrie sera défini par cette combinaison : le contenu comme moteur de compression, le signal comme intrant créatif et l’IA comme multiplicateur. Les marques qui réussiront ne seront pas celles qui produisent le plus de variantes. Ce seront celles dont le contenu suscite l’intérêt suffisamment rapidement pour inciter à l’action au même moment. Il ne s’agit pas de perfectionner le fonctionnement du marketing, mais bien de réorganiser la relation entre les marques et les auditoires, au sein de laquelle la création n’est plus ce qui amorce le parcours, mais le pont qui le rend possible.

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À propos de l’auteur

Sandy Welsch est directrice générale, Partenariats de commerce mondial et habilitation technologique chez WPP Media, où elle dirige un portefeuille mondial de partenaires technologiques en commerce en Amérique du Nord, en EMEA, en APAC et en Amérique latine. Son domaine de responsabilité couvre la stratégie partenaire, la négociation de contrats, l’évaluation des fournisseurs et la mise en œuvre technologique, avec un accent sur l’intégration des médias de détail, du commerce agentique et de l’innovation en matière d’évaluation aux résultats des clients. Reconnue comme une sommité sur l’avenir des médias commerciaux, Sandy collabore avec des partenaires comme Amazon Ads pour fournir des capacités de nouvelle génération aux plus grands annonceurs du monde. Elle est basée à San Diego.